• Antiochus

D’un voile d’amitié, j’ai couvert mon amour

  • Paulin (ami de Titus interrogé sur son amour)

    Rome, par une loi qui ne peut se changer

    N’admet avec son sang aucun sang étranger

    Et ne reconnaît point les fruits illégitimes

    Qui naissent d’un hymen contraire à ses maximes

  • Bérénice à Titus

    tous vos moments sont-ils dévoués à l’Empire

    Ce cœur, après 8 jours, n’a-t-il rien à me dire ?

  • Arsace à Antiochus

    Tout parlera pour vous le dépit, la vengeance

    L’absence de Titus, le temps votre présence

    Trois sceptres que son bras ne peut seul soutenir

    Vos deux Etats voisins qui cherchent à s’unir

    L’intérêt, la raison, l’amitié tout vous lie

  • Titus

    Car enfin au combat qui pour toi se prépare

    C’est peu d’être constant, il faut être barbare

    Soutiendrai je ces yeux dont la douce langueur

    Sait si bien découvrir les chemins de mon cœur ?

  • Bérénice

    Pour Jamais ! Ah seigneur songez vous en vous-même

    Combien ce mot cruel est affreux quand on aime ?

    Dans un mois, dans un an, comment souffrirons nous ?

    Seigneur, que tant de mers me séparent de vous ?

    Que le jour recommence et que le jour finisse

    Sans que jamais Titus puisse voir Bérénice

    Sans que tout le jour je puisse voir Titus !

  • Titus

    Oui madame il est vrai, je pleure et je soupire

    Je frémis. Mais enfin, quand j’acceptai l’empire

    Rome me fit jurer de maintenir ses droits

    Il les faut maintenir. Déjà plus d’une fois

    Ah Rome ! Ah Bérénice ! Ah, Prince malheureux !

    Pourquoi suis-je empereur ? Pourquoi suis-je amoureux ?

  • Bérénice

Mon coeur vous est connu, Seigneur et je puis dire

Qu’on ne l’a jamais vu soupirer pour l’Empire

La grandeur des Romains, le pourpre des césars

N’a point, vous le savez, attiré mes regards