Abbé Grégoire 10.1789 Motion en faveur des juifs - Assemblée nationale constituante
Enfants du même père, dérobez tout prétexte à la haine de vos frères, qui seront un jour réunis sous le même bercail ; ouvrez des asiles où ils puissent tranquillement reposer leurs têtes et sécher leurs larmes ; et qu’enfin le juif, accordant au Chrétien un retour de tendresse, embrasse en moi un concitoyen et un ami
Etta Palm d’Aelders - 30.12.1790 Assemblée fédérative des Amis de la vérité
Sur l’injustice des lois en faveur des hommes aux dépens des femmes
Les préjugés dont a environné notre sexe, appuyez sur des lois injustes qui ne nous accordent qu’une existence secondaire dans la société et nous forcent souvent à l’humiliante nécessité de vaincre l’acariâtre ou féroce caractère d’un homme étant devenu notre maître a fait changer pour nous le plus doux le plus sain des devoirs celui d’épouse et de mère dans un pénible et affreux esclavage
Maximilien Robespierre août 1791 assemblée législative
Contre le suffrage censitaire
La loi est-elle l’expression de la volonté générale lorsque le plus grand nombre de ceux pour qui elle est faite ne peuvent concourir en aucune manière à sa formation ? Non.
Tous les hommes nés et domiciliés en France sont membres de la société politique qu’on appelle la nation française c’est-à-dire citoyen français. Ils le sont par la nature des choses et par les premiers principes du droit des gens. Les droits attachés à ce titre ne dépendent ni de la fortune que chacun d’eux possède ni de la quotité de l’imposition à laquelle il est soumis parce que ce n’est point la peau qui nous fait citoyens.
Marquis de Condorcet 20 avril 1792, assemblée législative Paris
DE L’ÉDUCATION
Offrir à tous les individus de l’espèce humaine les moyens de pourvoir à leurs besoins, d’assurer leur bien-être, de connaître et d’exercer leur droit, d’entendre et de remplir leurs devoirs ;
Assurer à chacun la facilité de perfectionner son industrie de se rendre capable des fonctions sociale auquel il a droit d’être appelé de développer toute l’étendue de talent qu’il a reçu de la nature et tu parles à établir entre les citoyens une égalité de fait et rendre réel l’égalité politique reconnu par la loi :
Tel est le premier but d’une instruction nationale ; et, sous ce point de vue, elle est, pour la puissance publique, un devoir de justice.
Cultiver enfin, dans chaque génération, les facultés physiques, intellectuelles et morales, et par là contribuer à ce perfectionnement générale et graduelle de l’espèce humaine, dernier but vers lequel toute institution sociale doit être dirigée.
Maximilien Robespierre 3 décembre 1792 Convention nationale, Paris
Sur le procès du Roi : “Louis doit mourir”
Les peuples ne jugent pas comme les cours judiciaires, ils ne vendent point de sentences, ils lancent la foudre, ils ne condamnent pas les rois, ils les replongent dans le néant, et cette justice vaut bien celle des tribunaux. Si c’est pour son Salut que le peuple ça remet contre ses oppresseurs, comment serait-il tenu d’adopter un mode de les punir qui serait pour un nouveau danger ?
Danton 13 août 1793 convention
après le pain, l’éducation est le premier besoin du peuple
C’est à vous, républicains célèbres, que j’en appelle, mettez ici tout le feu de votre imagination, mettez y toute l’énergie de votre caractère, c’est le peuple qu’il faut doter de l’éducation nationale.
Quand vous semez dans le vaste champ de la République vous ne devez pas compter le prix de cette semence.
Après le pain, l’éducation est le premier besoin du peuple
Tout se rétrécit dans l’éducation domestique, tout ça grandit dans l’éducation commune.
Maximilien Robespierre 25 décembre 1793 convention
les principes du gouvernement révolutionnaire
La fonction du gouvernement et de diriger les forces morales et physiques de la nation vers le but de son institution.
Il doit voguer entre deux écueils, la faiblesse et la témérité, le modérantisme et l’excès, le modérantisme, qui est à la modération ce que la puissance et à la chasteté, et l’excès qui ressemble à l’énergie comme l’hydropisie à la santé.
Arago 16 mai 1840
Voter, un droit du citoyen
Le droit et imprescriptible, un droit ne paierai pas pour avoir sommeillé pendant un certain nombre d’années
Alphonse de Lamartine 7 juin 1845
Contre la Monarchie de Juillet
Etes-vous convaincu par exemple, que l’égalité de droit entre les classes sociales vaut mieux que l’inégalité et les privilèges de caste, pour la dignité morale des individus, comme pour la force de la nation ? Tous, sans exception vous me répondrez oui.
êtes-vous convaincu que la liberté bien réglée par les lois librement consenties qui oblige tout le monde sans humilier personne, vaut mieux pour la moralité du peuple que la subordination passive aux ordres d’un despotisme quelconque ? Tous encore vous me répondrez oui !
Etes-vous convaincu que les gouvernements ne sont en réalité que des instruments, dans les mains de la nation, au service des idées ou des intérêts que chaque nation et chaque époque a pour mission de faire triompher dans le monde
Organiser la démocratie en gouvernement, voilà l’œuvre d’un pouvoir constituant qui aurait compris son époque. Organiser la nation en démocratie, voilà le problème qui poursuit tous les gouvernements et qui renversera tout ce qui se refuserait tu as le résoudre.
En un mot par démocratie nous entendons nation, Nation une, indivisible, complète !
Victor Hugo 1848
Sur la liberté de la presse
Suspendre les journaux, les suspendre par l’autorité directe, arbitraire, violente, du pouvoir exécutif, cela s’appelait coup d’État sous la Monarchie, cela ne peut avoir changer de nom sur la République. Le principe de liberté de la presse n’est pas moins essentiel, n’est pas moins sacré que le principe du suffrage universel. Ce sont les deux côtés du même fait.
Contre la peine de mort 1848
Messieurs, une constitution, et surtout une constitution fait par la France et pour la France, est nécessairement à pas dans la civilisation. Si elle n’est point un pas dans la civilisation, elle n’est rien la peine de mort est le signe spécial et éternel de la barbarie
Jules Grévy 1848
L’élection du Président de la République
Le président de la République a tous les pouvoirs de la royauté.
Un semblable pouvoir conféré à un seul, quelques noms qu’on lui donne, roi ou président, est un pouvoir monarchique, et celui que vous élevez est plus considérable que celui qui a été renversé.
Êtes-vous bien sûr que, dans cette série de personnages qui se succèderont tous les 4 ans au trône de la présidence, il n’y aura que de purs républicains empressés d’en descendre ? Êtes-vous sûr qu’il ne trouvera jamais un ambitieux tenté de s’y perpétuer ?
Alphonse de Lamartine 1848
L’élection du Président de la République
Mais enfin, si ce peuple s’abandonne lui-même, s’il venait à jouer avec le fruit de son propre sang, répondu si généreusement pour la République en février et en juin, s’il disait ce mot fatal, s’il voulait déserté la cause gagnée de la liberté et des progrès de l’esprit humain pour courir après je ne sais quel météore qui brulerait ses mains qu’il le dise !*
Victor Hugo 1850
la liberté de l’enseignement
Un grandiose enseignement public, donné est réglé par l’État, partant de l’école de village et montant de degrés en degrés jusqu’au collège de France, plus haut encore, jusqu’à l’Institut de France.
Sur le suffrage universel
Méditez ceci, en effet sur cette terre d’égalité de liberté, tous les hommes respire le même air et le même droit. Il y a dans l’année un jour où celui qui vous sert se voit votre égal, où chaque citoyen, entrant dans la balance universelle, sans et constate la pesanteur spécifique du droit de cité, et où le plus petit fait équilibre au plus grand.
Le suffrage universel, au milieu de toutes nos oscillations orageuses, crée un point fixe. Ce point fixe, c’est la volonté nationale légalement manifestée, la volonté nationale, robuste la barre de l’État ancre d’airain qui ne casse pas et que vienne battre vainement tour à tour le flux des révolutions et le reflux des réactions !
Jean Jaurès 1893
L’émancipation sociale des travailleurs
Oui, par le suffrage universel, par la souveraineté nationale qui trouve son expression définitive et logique dans la République, vous avez fait de tous les citoyens, il comprit les salariés, une assemblée de roi. Mais, au moment même où le salarié souverain dans l’ordre politique, il est dans l’ordre économique réduit à une sorte de servage. Son travail n’est plus qu’une marchandise que les détenteurs du capital acceptent ou refusent à leur gré. Et tandis que les travailleurs non plus non plus à payer, dans l’ordre politique, une liste civile de quelques millions au souverain que vous avez détrôné, ils sont obligés de prélever sur leur travail une liste civile de plusieurs milliards pour rémunérer les oligarchies qui sont les souveraines du travail national.
le socialisme proclame que la République politique doit aboutir à la République sociale.
Édouard Herriot 1924
La tâche du gouvernement républicain
Nous prétendons seulement assurer la souveraineté républicaine, ainsi que la distinction nécessaire entre le domaine des croyances et celui des affaires publiques.
L’idée de laïcité, telle que nous la concevons, nous apparaît comme la sauvegarde de l’unité de la fraternité nationale. Les convictions personnelles, tant qu’elle ne porte pas atteinte à la loi, nous avons l’obligation de les ignorer, nous ne pouvons les connaître le cas échéant que pour les protéger.
La seule politique digne d’une démocratie comme la nôtre et d’un pays comme la France est celle qui veut fonder ouvertement ses méthodes sur la science et confondre ses buts avec les fins même de la morale, dans l’intérêt de toute la nation.
Maurice Thorez 1936
l’Union des Français
Nous te tendons la main, catholique, ouvrier, employé, artisan, paysan, nous qui sommes des laïcs, parce que tu es notre frère, et que tu es comme nous accablée par les mêmes soucis.
Nous te tendons la main, volontaire nationale, ancien combattant devenu Croix de Feu, parce que tu es un fils de notre peuple, et que tu souffres comme nous du désordre de la corruption, parce que tu veux comme nous, éviter que le pays ne glisse à la ruine et à la catastrophe.
Nous communiste, qui avons réconcilier le drapeau tricolore de nos pères est le drapeau rouge de nos espérances, nous vous appelons tous, ouvrier, paysan et intellectuelles, jeune et vieux, homme et femme, pour vous tous peuple de France à lutter avec nous et à vous prononcer le 26 avril.
Léon Jouhaux 1936
l’État républicain, arbitre sociale
L’état totalitaire n’est pas nécessaire à l’amélioration du sort de la classe ouvrière. En revanche, il est indispensable que l’État républicain améliore l’exercice démocratique du pouvoir et se comportant garant de l’intérêt général de la nation, nom de celui d’une classe sociale.
Pierre Mendès France 1955
Les devoirs des citoyens
La démocratie vraie, c’est l’association intime, c’est la fusion de l’État et du citoyen. Aujourd’hui, le citoyen et l’État sont devenus étrangers l’un à l’autre. Le citoyen se détourne de l’État et l’État se méfie du citoyen.
L’élément fondamental du système démocratique, c’est la vérité