Livre improbable, très vivant, nous plongeant dans la vie quotidienne de l’empire romain dans sa longue gloire mais aussi dans sa déréliction morale. Sans doute les moines pudiques ne purent recopier les meilleures scènes, qui montreraient des pratiques fortes diverses.

Le livre pointe le relatif orientalisme de cet empire qui est pourtant notre matrice originelle. Intéressant, mais peut être pas le plus nécessaire. On aimerait cependant participer à un tel banquet avec Licinius le parvenu.

  • page 79

    Moi je préfère mon crédit à un trésor. Car naître libre, c’est aussi facile que de dire : viens ici.

  • page 117

    “Il ne convient pas de se fier beaucoup aux projets que l’on forme, parce que la Fortune a ses voies à elle…”

  • page 125

    Jusqu’au Sénat maître de droiture et de vertu, qui promet souvent de déposer au Capitole mille livres d’or, et, afin que nul n’hésite à désirer la richesse, fléchit Jupiter lui-même à prix d’argent ! Ne t’étonne pas que la peinture soit en décadence, puisque tous les dieux et tous les hommes trouvent qu’un lingot d’or est plus beau que toutes les œuvres d’Apelle et de Phidias, ces pauvres grecs insensés !

  • page 157

    Alors Giton, avec un grand courage, approche de son sexe un rasoir menaçant, déclarant qu’il allait extirper la cause de tant de malheurs.”

  • page 160

    Pour A.L.

    Seul ornement de la beautés, nos cheveux sont tombés ; notre feuillage printanier a été emporté par le sombre vent d’hiver. Maintenant, dépouillés de leur ombrage, nos tempes de désolent, et le milieu de nos crânes rit comme chaume brûlé, tout son poil enlevé. O dieux trompeurs ! Les premières joies que vous donnâtes à notre jeunesse, vous nous les enlevez les premières !

    Malheureux, tout à l’heure resplendissait ta chevelure tu étais plus beau que Phébus. Mais maintenant, plu poli que le bronze ou que le champignon né de la pluie, tu fuis et tu crains le rire des jeunes filles

  • page 174

    Dans cette ville, les lettres ne sont pas en honneur, l’éloquence n’a point de place, la simplicité de vie et les mœurs pures n’y obtiennent ni louanges ni récompenses, mais sachez que tous les hommes que vous verrez dans la ville se divisent en deux catégories : les chassés et les chasseurs. Dans cette ville, personne n’élève d’enfants, parce que quiconque a des héritiers naturels n’est pas invité aux dîners ni aux spectacles, on l’exclut de tous les plaisirs, il demeure obscurément parmi les infâmes. Ceux, au contraire, qui ne se sont jamais mariés et qui n’ont aucune parenté proche, ceux-là parviennent aux honneurs suprêmes : eux seuls sont de bons généraux, eux seuls sont considérés comme les plus vaillants et même comme les plus honnêtes. Vous allez pénétrer, dans une ville qui ressemble à une campagne ravagée par la peste : vous n’y trouverez rien que cadavres en train d’être dévorés..”

  • page 178

    Horace Odes :

    “Je hais la foule profane et la tiens loin de moi”

  • page 204

    Prière à Bacchus

    “Je te le demande par cette prière : soulage mon cœur, pardonne à ma faute légère et lorsque me sourira la saison favorable, je ne laisserai pas ta gloire sans honneurs”.